
Crédit Photo : Moroccan Hot Dog, Sirkku
Le temps de l’apocalypse se prépare chez les vendeur de saucisses marocaines, ils ont osé inventé le Hot-Dog à la marocaine. Fini le temps d’or ou tu pouvais stationner le temps d’un feu rouge pour t’approvisionner de cette magique et délicieux sandwich aux saucisses bien chaudes, fini cette scène de cache-cache entre les forces de l’ordres et le vendeurs ambulants ; quand je dis c’est fini ceci veut dire que c’est juste le temps d’une trêve entre les deux.
Qu’on me dit et qu’on essaye de me convaincre que les sandwichs de rue sont tous mauvais ne les a pourtant pas émpechés de succomber à l’envie d’en gouter. Avec la montée de l’individualisme sauvage chez le marocain moyen on assiste de plus en plus à des repas personnalisés. On cherche à manger ce qu’on aimes pour une fois qu’on soit moins dépendant de ce que la maman nous oblige à prendre. En Amérique on dit « Hot Dog » sans pour autant que la base soit canine et au Maroc on a surclasser tout le monde en inventant Saucisses de chien tout court !! On est fort, n’est ce pas ?
Le terme « hot-dog », il viendrait d’une suite de déformations. Tout commencerait à cause du chien apporté également par les immigrants allemands : le teckel. Cet animal, souvent comparé à une saucisse, aurait donné son nom à la saucisse vendue dans la rue, pour railler l’origine douteuse de la viande.
J’ai eu du mal pour retrouver cette sensation dégoûtante qui te coupe la sensation de tes voix nasales. A l’entrée de l’ancien médina de Rabat rien n’est plus comme avant, les carrosses délabrés affichent abonnés absent. J’ai trop souffert visuellement quant à la perte de cette scène qui rassemblait les riches et cette pretentaine classe moyenne pour consommer ce délicieux sandwich aux saucisses, un instant de paix entre les deux et c’est l’incarnation même de cette idée selon laquelle : seul le ventre peut faire la paix et le contraire est encore pire, il peut engendrer des guerres.
Fini donc cette file d’attente pour prendre de quoi casser le besoin vitale et qui coûte pas trop cher : cinq malheureux dirhams est le prix à payer pour ce fantastique sandwich. La question qui se pose est de savoir qu’est ce qu’il a met dans ce sandwich ? Quarte saucisses grosses comme des bananes !! Cette viande si Hallal doit avoir issu d’une bête qui a fait trop de musculation dans les pâturages verdoyantes de la hollande !! Personne ne se pose la question, on s’en fout de la provenance tant qu’il calmera les ronronnements de l’estomac.
Je me souviens de Ahmed, vendeur de saucisses à la sauvette dans un coin stratégique de la médina, toujours serviable ; n’a jamais arrêté de lancer des blagues aux clients en face dans l’espoir que la patience soit soulagé. Il ne cache jamais l’importance du facteur qualité du service et surtout des produits !!! Cette argument est loin de me convaincre et pour cause il suffit de voir l’état du chiffon avec lequel il essuie la table de préparation. Le chiffon est si crade que même un chien criera tentative d’empoissonnement. Il eu l’idée ingénieuse de mettre le grillage arrière d’un réfrigérateur sur un bac métallique : c’est même le point commun avec le reste de la bande.
L’arrestation d’un vendeur de viande de chien sous forme de saucisses. 7 personnes ont été interpellées dans cette affaire. Le principal présumé coupable dans cette affaire a avoué, lors de l’enquête judiciaire, avoir procédé à un mélange de viande et produits chimiques pour dissimuler l’odeur et la couleur de la viande utilisée. Source : aufait
Putain, ça donne même plus envie de manger dans la rue. Cette information m’a fait plonger dans les souvenirs de tout ces sandwichs que j’ai pris dans la rue. Personne n’est à l’abris de la tentation un jour de prendre un sandwich de Ta9liya, viande hachés ou autre ? Il suffit d’un rien pour succomber à cette envie agoraphique, celle de faire parti de cette amas de gens qui consomment dans la rue et au regard des passants, la rue était et restera toujours la première cause de cette envie ; les scènes d’attente et surtout les odeurs arrivent toujours a te faire fléchir dans la provocation de l’envie. Drôle de constatation, des saucisses de chien ça choque certes mais il suffit de se rendre chez le boucher pour se rendre à l’évidence, cinq saucisses pour le prix de cinq dirhams c’est clair que c’est pas vraiment de la viande de boucher !!!