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La grande Bouffe : Une dégoutante vision !

Posted by agharass on Mercredi, 13 mai, 2009

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Crédit Photo : La grande Bouffe, Rama

Quand je vois tout le débat qui se déclencha chaque fois après mise en projection d’un film marocain, je me dis dieu merci on a pas encore arrivé a la phase grande bouffe. Tant sur le plan artistique que technique, je pense que le cinéma marocain on a/on aura  encore des tentatives provocatrices entre deux bobines et les jours de gloire éphémère sont a venir.

Le hasard des choses a voulut que je tombe sur un film qui date des années lumière avant ma naissance. La grande bouffe est un film que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je n’ai pas été dans la mesure de suivre un film purement français, artistiquement français à la limite serait trop lourd pour un début de soirée. L’absence de la Frensh Touch dans toutes les derniers films m’a fait du bien et surtout thématique ombrienne d’une vie à la française est trop emmerdante. Que fait le cinéma français actuel ? Ils produisent des merdes et des films bidon pour remplir le cerveau disponible. Un film qui date des années 70 est d’abord une étude sociologique de l’époque, c’est un copie négative de ce que devait être les grands changements socioculturelles, politiques et surtout artistiques de toute une génération.

Le film [La grande bouffe] est ce que je considère de l’artistiquement dégoûtant, du répugnant dans la mise en scène ; de l’obstination dans la provocation. Une tentative artistique qui se cherche le point de choc avec la société de consommation mais qui montre le génie d’un époque où on avait moins de soucis et plus de moyens !! Je parle là d’un film qui précède le Mai 68. Avec cette crise de pandémie de la grippe porcine, le film revient en force pour mettre l’accent sur le mal de la société de super-consommation, de la violente et ambiante course vers la surproduction.

Je m’en suis sorti vivant de ce film, oui c’est un miracle et c’est un peu aussi courageux de manger de la viande après coup ! L’histoire du film est un peu celle de toutes les époques, de toutes les générations et de toutes les cultures !! Le résultat d’un plein emploi, de l’excès du bonheur individuel matériel produit de la citoyenneté avide de narcissisme. Le film est un essai cinématographique répugnant dans la mise en scène, dégoûtant dans la tentative de se battre avec le mal.

Nous tendions un miroir aux gens et ils n’ont pas aimé se voir dedans. C’est révélateur d’une grande connerie.[Philipe Noiret]

L’infect du sujet  n’est pas un vice qu’on a cherché à coller au réalisateur. Les scènes montrent la brousse fétide dans laquelle vit la génération post 68. Il est peut être détestable pour certains, mais n’empêche qu’il a montré l’exécrable image d’une certaines élite de la société française. Le film est hideusement arrangé selon les manières de l’époque et de l’endroit. Je conseille toute personne qui cherche l’instant de paix dans ce film de se mettre dans la tête que la mise en scène est ignoble ; immonde ; infâme ; rebutant ; sordide et malpropre !!! C’est juste un mot de la fin pour les âmes sensibles de cet espace ! Je signale une dernière chose, d’une grande d’importance quand il s’agit de creativité ; la chaine qui l’avait diffusé a utiliser l’outil magique pour couper des scenes ! Bravo la liberté d’expression.


No Justice : Silence is not a lack of words.

Posted by agharass on Jeudi, 8 janvier, 2009

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Crédit Photo : Silence is the mother singing, Lumase

Quoique le cœur n’y pas pour écouter une balade musicale, envoutante ; romantique ; idyllique d’une vie généreuse. Poster un billet artistiquement bien dosé ; mettre en partage une grande collection de chansons dont j’ai fais la découverte le mois précédant. La raison d’un désintéressement de tout ce qu’est artistique réside dans le fait que ce n’est le bon moment, ni le bon contexte pour le faire. Parce que y’a trop de malheur dans ce bas monde, le fait de écouter la musique ne serait-il un remède contre le désespoir ? Je pense que même l’instant d’écoute serait une forme de trahison pour les victimes palestiniens. Ce plaisir sera-t-il gâcher ? Il faut l’avouer, la barbarie d’un système planétaire dénués d’humanisme dans l’ensemble des événements ?

Parce que je trouve plus de goût après le dégoût, parce que les portes du ciel sont ouvertes chaque instant ; parce que la paix a besoin d’un chef d’orchestre dans un monde de bouchers assoiffés par le sang éjaculant du corps d’un bébé ; parce que le dialogue a besoin d’une voix envoûtante pour éclaircir les zones sombres dans l’esprit de l’humain ; parce que je n’en peux car audela je somberais dans le délire fantasmagorique d’un humain qui a perdu toutes les illusions d’une justice universelle et parce que le monde méprise l’art tout cela ne m’empêchera pas de croire dans la force de la musique.

Ceci est un extrait parlant de ce sentiment d’injustice et d’instauration d’un absence de justice. La chanson [No justice]est majestueusement chanté par le groupe canadian Harem Scream. En écoutant ce groupe vous aurez un voyage libre dans l’imagiaire chaotique d’un monde devenu merdique !!!

Whatever I take
Or whatever I give
Doesn’t seem to matter anymore
When there’s no
Justice in the world
No justice in the world
You feed the fire when you say it’s all over
No justice in the world
When you realize that the devil’s got your number