Archive for category Cinéma

Je regrette le fait d’avoir boudé le film Avatar !

Posted by agharass on Mardi, 2 février, 2010

Il en faut du temps pour comprendre certains histoires bien ficelées, c’est là une constatation de taille ; quand c’est du cinéma marocain on est encore dans une autre dimension. J’ai donc vu un film marocain ce weekend !! Oui, faut dire que bouder Avatar pour voir une production marocaine réside plus dans le fait d’un cinéphile pressé et pas du tout patriotique mais bien un geste fistule fait par amour. Conclusion, je suis resté sur un gout amer d’une soirée cinéma bien pourrie. Faut dire que je l’ai cherché et quand c’est par amour on ne doit pas venir chialer après.

On m’a vendu le film par ce superbe choix des séquences. La compagne publicitaire m’a fait croire à un truc nouveau ; a une nouvelle page du cinéma marocain. Après un Casanegra et un Voile d’amour on se doit en tant que réalisateur et producteur penser à bombarder un énième tabou !! Faut dire que quand il s’agit de cinéma marocain, pour pas dire cinéma arabo-musulman ; il y a abondance des thèmes exploitables pour une queue devant la caissière. Sachant que le thème de la religion n’est pas encore possible alors autant parler de cul et plus il y a du cul t’es sûr d’attirer des téléspectateurs.

Destins croisés (Finak Alyam) est une fiction jouant sur le registre du drame social où trois couples quadragénaires qui, perdus de vue depuis les folles années de l’université, se retrouvent réunis dans la villa de l’un d’eux.

Après avoir reçu une étrange invitation, attribuée à Rajaâ, leur ancienne amie portée disparue depuis leur dernière rencontre, et bien que fort intrigués, les trois couples accourent à cette adresse qui leur était inconnue.

Les retrouvailles ont lieu finalement et Rajaâ, quoique absente physiquement, est bien présente dans la mémoire de chacun. Les six autres ont formé trois ménages bien que pas toujours selon les affinités amoureuses de leur jeunesse.

Il est question donc d’un film marocain, Destins croisés de Rachid Chouika !! J’avoue n’avoir jamais vu de ses précédentes œuvres de ce réalisateur ou peut être que je me rappelle plus. Les acteurs par contre on peut déjà se dire que la brochette des trois couples peut nous gaver d’une discussion intelligente et de ce pouvoir de hausser le débat vers plus de mythisme.  Je n’ai pas cherché à lire les critiques cinéma, ni d’en avoir le cœur net auprès d’autres cinéphiles ; chose que je ne regrette pas quand le film est bon mais là c’est une autre histoire. Le film est une sélection de séquences qui se ressemblent et ne s’assemblent pas. Un peu comme si on a voulu filmer un mariage dans un petit espace et que la mariée n’est pas là ? Un film qui serait bon pour calmer les ardeurs d’une inflammation dentaire. Pendant toutes les minutes je n’ai pas arrêté de chercher cette histoire qui mène les acteurs et toujours rien âpres plus d’une trentaine de minutes !! Walou comme si on a voulait me faire chier et me punir pour avoir boudé un film avec des actions et des plans magiques.

J’ai plusieurs remarques au sujet de ce film ; je ne veux surtout pas être désagréable et rendre l’habit d’un casseur des œuvres mais c’est de mon droit de dire ce que j’en pense. Parlons de l’affiche : A quoi bon mettre le titre d’un film en Tifinaghe ’langue berbère’ quand le seul mot prononcé est « Aghen » qui veut dire va te faire foutre !! On m’a toujours dit que pour apprendre une nouvelle langue il faut commencer par les insultes. Le plus drôle est la narration de Rajaa, comme si on est en face d’une élève de CM2 qui raconte une histoire écrite entre deux envies de sommeils. Je n’ai pas vécu les années de plomb mais quand on voit ce qu’il en fait le réalisateur on peut dire que c’est bon de vivre cette époque !!! Oui, j’ai bien dit que c’est bon de la vivre. Au moins y avait de l’ambiance, la fornication avait un sens et on se cassait pas la tête de changer les choses dans la société marocaine mais bien de se mettre en face du pouvoir et vouloir partager ce qu’il a entre les mains. La suite des séquences montre des jeunes baignés dans une liberté individuelle que le téléspectateur actuel pense perdre, on baise on boit et on fume et entre deux manifestations on peut avoir la totale chez le Hajj du coin. Ceci dit et via les idées présentes dans le film : Les enfants des années de plomb doivent êtres heureux car en plus de vivre dans l’angoisse de perdre sa vie, ils avaient un sens pour leurs vies éphémères. Quand on se rend compte que en fin de compte ce qui compte c’est ce qu’ils ont accumulés dans les comptes bancaires ; ceci fausse le bilan de toute une génération et c’est bien dommage pour le Maroc.


Antichrist est là, faut un Anti-cons….et vite !

Posted by agharass on Jeudi, 26 novembre, 2009

En voila une bonne raison pour voir un film, j’aime bien les polémiques au sujet  des œuvres artistiques ; une façon de mesurer la prétention de l’Ego !! C’est la phrase qui compte, j’ai beaucoup de choses a faire pour m’intéresser du contexte d’une phrase quand l’idée est bonne !! Après lecture de cette poignante critique du film l’antichrist, on ne peut que faire le vœu de voir le film dans le plus proche futur. Mais si on y ajoute l’interdiction de ce film, quoique pour des des raisons pas si clair vu que le film n’est pas nouveau ; les raisons se multiplient pour ainsi agrandir l’envie de bâtir son propre avis sur des fortes fondations.

Passons sur le prologue, extrêmement ridicule, à l’esthétisme de pub pour eau de toilette et à la provoc imbécile (un sexe en érection et en action, tu parles d’une audace !). Suivent, tout de suite après, des visages saisis aussi près que possible de la douleur : pendant qu’« Elle » et « Lui » faisaient l’amour, leur petit garçon est tombé par la fenêtre… Deuil, bien sûr, remords, évidemment, et haine, forcément. Là, durant quelques minutes, Lars von Trier devient presque Ingmar Bergman. Et l’héritier de ces dramaturges nordiques (Strind­berg, Ibsen) qui disséquaient, avec une volupté masochiste, les tourments et les turpitudes de leurs frères humains. Lire la suite ICI

J’ai pas encore vu le film pour en avoir cœur net,. J’ai pas encore eu l’occasion de faire la prise de contact avec les idées présentes et avoir une idée éclairée sur l’histoire de ce film. Ceci laisse entendre bien sûr que je suis de cette bande de cinéphiles qui ne sont accrochés que par des films qui font polémique! Oui, Oui je suis de ce rang, c’est plutôt honorable que de voir des films vendus par des cerveaux serviles aux moindres étincelle d’une beauté éphémère : Tout cela pour dire que je préfère les idées plus que les histoires de film-marchandise. C’est toujours bon de tomber au parfait moment pour que sa réalisation soit sujet de polémique, ça aide dans la promotion des œuvres et tout le bruit fait autour enrichi le débat en même temps non ? !

Antichrist de Lars Von Trier. C’est un film tordu, pervers, lourd, violent, sombre, répugnant et quasi insupportable. Cyberpress.ca

Je vois pas ce que vont produire les cinéastes occidentaux si ils y vont pas dans le plus profond des tabous a débattre avec un débat d’idée ?! A part produire des films poubelle, de faire dans la pellicule distraction facile pour une foule en manque d’un instant d’humour préfabriqué ; de faire dans le Gore à la sauce provocante……. Oui, il faut l’avouer que au-delà d’une production politiquement correct, il est facile d’en faire des tonnes de films par an !!! Mais produire un seul, celui qui agite le monde n’est pas donner pour tout le monde a part taper sur le pauvre Mohamed qui n’a de clan pour le défendre.  Ce genre de film dite Gore, qualifié de mauvais goût par la critique et des politiques montre un certain retour en occident vers le respect des valeurs. Les lois ne peuvent pas protéger les croyances ancrées dans le fond de l’humain, de l’autre image on constate que la croyance est toujours présente pour expliquer la nécessité d’une loi.

Le temps de voir le film, le temps de se faire un avis sur l’histoire ; je vais venir un jour ici délivrer ce que j’en pense de cette polémique au sujet du film et ainsi en avoir de quoi argumenter le retour vers le religion dans les sociétés occidentales. Je sais que c’est probable que je me trompe mais n’empêche que c’est ce que je pense et c’est tout ce qui compte pour moi.


Whatever Works, c’est bon comme film…

Posted by agharass on Lundi, 23 novembre, 2009

C’est le genre de films qui te laisse vibrer dans un début de bonheur une fois qu’il est entamé dans son intégralité. C’est a vous de nourrir ce bonheur par l’acte d’en prendre de la graine!! C’est formidable comme drogue, une fois goûter de son genre unique ; plus aucune chance de s’en sortir. Pas vraiment dure comme histoire de film …..Oh combien il est nécessaire de le dire, dans sa conception artistique on se laisse pousser des ailles. J’ai eu un peu de retard de le voir c’est sûr !! Le film Whatever Works est un concentré de tout et de rien, toutes les franges sociales y trouvent compte. C’est du théâtre-Cinéma pour certains cinéphiles et je sais aussi que cela n’entache en rien la beauté de l’œuvre artistique. J’aime pas trop me placer dans les curieux publiques, ce genre de publications qui font dans l’utile fascination me pousse à prendre des limites et laisser le soin de préparer mon coup  !!! Le temps est nécessaire pour se faire un avis loin du bourrage de crans pratiqué par les médias payés pour crier : Que c’est beau !!

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu’au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l’asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s’installe. Les commentaires cyniques de Boris n’entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu’à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l’autre. source : allocinema.fr

Le film est un mélange facile, cette vision de vie en couple loin des clichés qui font dans la beauté de réaliser ce que les autres ne peuvent pas vivre !!! C’est vrai que la vie de couple entre un vieux et une fille-fleure n’est facile que dans les histoires de Jetseteurs, l’argent du vieux septuagénaire l’emporte encore plus. Une fois le film est mise en marche, on se laisses aller dans une drôle de discussion; cette fantastique confrontation entre les valeurs et les principes de deux générations qui se scindent entre deux scènes, parfois font l’amour et toute la paix du monde pour vivre ensemble. Ce film n’est que le fruit de ce que nous espérons vivre un jour, la fin des jours vivables font de l’homme la créature la plus docile et la plus romantique.

Je sais qu’une film de Woody Allen ne peut et se doit d’être mieux que le précèdent. Quand on aimes du Woody, c’est encore une raison de ne plus tarder. Et en prendre un malin plaisir par l’écoute des dialogues, à décortiquer les scènes car parfois c’est la pure méditation et un tremplin pour comprendre les complicités d’une banale vie de couple quoique dans le forme c’est pas facile que la différence d’age soit un atout de fascination.

La femme est l’espoir de l’homme. L’homme peut avoir tout d’un femme, quand elle l’aime et quand il sait la lui rendre : cet amour seule la femme peut le comprendre car l’homme dans son ego vit l’impulsion d’un narcissisme qui n’a pas de sens. Ce film est une occasion de fuir les clichés battis par le cinéma des beaux personnes, ce cinéma qui fait rêver ; ce jeu de rôle qui en maquillant la réalité finit par la travestir. Le film ne donne pas dans le plan de vie heureuse, pour chacun elle suffit de placer les facteurs comme ils sont pour en connaitre des secrets de bonheur :D


Je me souviens plus du titre de ce film !

Posted by agharass on Mardi, 17 novembre, 2009

Tu te souviens d’Adil est le genre de films marocains qui ne font pas bonne mine {Or, Charbon ou autres l’important est de vendre un peu de cerveau disponible} auprès des médias. Aucune scène érotique, sujet qui par sa portée philosophique n’est pas trop vendeur ; des scènes qui entourloupent en déhiscente monophasée……Bref c’est tout sauf le cinéma des polémiques faciles ou de sa sœur engagé mais à la marocaine. Le film est tellement impopulaire auprès des internautes, qu’il suffit de rendre de tout le mal pour trouver une vidéo sur Youtube :D

Résultat de cette mise en boite n’est pas prêt pour attirer du monde : Le cinéphile lambda y voit une histoire de Bobo, il s’en fiche si ce film parle d’un sujet qui concerne le publique!! Un film qui renvoi vers la réflexion, un truc à la cocotte intelo et pas trop sujet de polémique. L’histoire d’un marocain qui quitte l’Europe, le paradis sur terre ; pour revenir sans le sous au Bled … Signe d’un Looser ! ! Read the rest of this entry »


Nayda au Mobile Film Festival Maroc !

Posted by agharass on Mercredi, 11 novembre, 2009

Après Paris et Berlin, le Mobile Film Festival s’installe au Maroc du 05 octobre au 17 décembre 2009. Ouvert au grand public, ce concours de films d’une minute, tournés exclusivement via les téléphones mobiles, est le premier événement mobile 2.0 et web 2.0.  Pour y participer, rien de plus simple : disposer d’un mobile équipé d’une caméra et d’une furieuse envie de s’essayer à la réalisation. Source : casafree.com

Allez je vais faire un peu de Promo pour un évènement, c’est l’occasion rêvée pour les téléphone portables marocains ; avoir un festival rien que pour eux est une chose qui se fête !! J’ai bien aimé l’idée de réaliser des films quand c’est fait avec un téléphone menu d’une camera. Le festival des mini-films récure une grande intention par le fait qu’il demande pas beaucoup de moyens et surtout nul besoin de chercher des fonds pour monter une bobine. Une petite histoire, un scenario bien fouté et deux acteurs qui remplissent pas trop le cadre :D Read the rest of this entry »


Casa Negra s’invite aux Oscars !

Posted by agharass on Vendredi, 4 septembre, 2009

Je viens d’apprendre que le film Casanegra représentera le Maroc lors des oscars 2010! Je vous le promet et sincèrement ; j’essayerai d’être gentil le plus tôt possible, limite ne pas verser dans la critique de l’art surtout quand on a pas les disponibilités et arguments nécessaires pour une si grande tâche… Tache Wach Men Tache Had Casa Negra ! Excusez moi du peu, c’est mon droit de pondre mon avis personnel : Ce film n’est rien d’un film et encore moins de représenter le Maroc dans une aussi prestigieuse manifestation comme les oscars. Mon âme puisant dans l’anti-nihilisme me laisse pas tranquille, je troque ma veste contre du pain béni!

Le Film marocain Casa Negra du réalisateur Noureddine Lakhmari, a été sélectionné pour représenter le Maroc aux Oscars 2010.

J’aime pas trop casser, de démystifier les œuvres des autres, artistique dans l’âme je préfère toujours laisser le public juger de lui même. Pour cette fois je vais faire l’exception et dire que ce film n’est rien de marocain sauf bien sûr les lieux. Read the rest of this entry »


La grande Bouffe : Une dégoutante vision !

Posted by agharass on Mercredi, 13 mai, 2009

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Crédit Photo : La grande Bouffe, Rama

Quand je vois tout le débat qui se déclencha chaque fois après mise en projection d’un film marocain, je me dis dieu merci on a pas encore arrivé a la phase grande bouffe. Tant sur le plan artistique que technique, je pense que le cinéma marocain on a/on aura  encore des tentatives provocatrices entre deux bobines et les jours de gloire éphémère sont a venir.

Le hasard des choses a voulut que je tombe sur un film qui date des années lumière avant ma naissance. La grande bouffe est un film que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je n’ai pas été dans la mesure de suivre un film purement français, artistiquement français à la limite serait trop lourd pour un début de soirée. L’absence de la Frensh Touch dans toutes les derniers films m’a fait du bien et surtout thématique ombrienne d’une vie à la française est trop emmerdante. Que fait le cinéma français actuel ? Ils produisent des merdes et des films bidon pour remplir le cerveau disponible. Un film qui date des années 70 est d’abord une étude sociologique de l’époque, c’est un copie négative de ce que devait être les grands changements socioculturelles, politiques et surtout artistiques de toute une génération.

Le film [La grande bouffe] est ce que je considère de l’artistiquement dégoûtant, du répugnant dans la mise en scène ; de l’obstination dans la provocation. Une tentative artistique qui se cherche le point de choc avec la société de consommation mais qui montre le génie d’un époque où on avait moins de soucis et plus de moyens !! Je parle là d’un film qui précède le Mai 68. Avec cette crise de pandémie de la grippe porcine, le film revient en force pour mettre l’accent sur le mal de la société de super-consommation, de la violente et ambiante course vers la surproduction.

Je m’en suis sorti vivant de ce film, oui c’est un miracle et c’est un peu aussi courageux de manger de la viande après coup ! L’histoire du film est un peu celle de toutes les époques, de toutes les générations et de toutes les cultures !! Le résultat d’un plein emploi, de l’excès du bonheur individuel matériel produit de la citoyenneté avide de narcissisme. Le film est un essai cinématographique répugnant dans la mise en scène, dégoûtant dans la tentative de se battre avec le mal.

Nous tendions un miroir aux gens et ils n’ont pas aimé se voir dedans. C’est révélateur d’une grande connerie.[Philipe Noiret]

L’infect du sujet  n’est pas un vice qu’on a cherché à coller au réalisateur. Les scènes montrent la brousse fétide dans laquelle vit la génération post 68. Il est peut être détestable pour certains, mais n’empêche qu’il a montré l’exécrable image d’une certaines élite de la société française. Le film est hideusement arrangé selon les manières de l’époque et de l’endroit. Je conseille toute personne qui cherche l’instant de paix dans ce film de se mettre dans la tête que la mise en scène est ignoble ; immonde ; infâme ; rebutant ; sordide et malpropre !!! C’est juste un mot de la fin pour les âmes sensibles de cet espace ! Je signale une dernière chose, d’une grande d’importance quand il s’agit de creativité ; la chaine qui l’avait diffusé a utiliser l’outil magique pour couper des scenes ! Bravo la liberté d’expression.