
C’est calme dans l’apparence, c’est froid dans l’humeur ; c’est sans goût sauf le dégoût de toute chose qui fait référence a la bouffe. Oui, on est la dans les premiers détails d’une journée ramadanesque, un truc qui se passe devant nos yeux et dans toute période de l’année. Je n’ai pas voulu verser dans le récit d’une banale journée mais c’est dans la production de ce que j’ai jugé partageable et principalement dans sa portée philosophique que je m’incruste pour produire ce billet.
La journée s’annonce comme celle d’avant. Rien dans les parages, des gens qui font de la gueule du bois ; entre deux engueulades on se rend compte de ce manque ; cette référence n’a une chose qui manque est sur toutes les langues : Sauf le fait d’avoir accumuler de la bouffe et de placer de l’abstinence. La bouffe change un homme, le manque de nicotine fait pincer la personne et ne parlons des manques les plus subjugués. Une médina calme, une médina qui annonce la couleur par des commerçants qui font dans l’islam de façade, mettre du coran pour un commerçant qui place dix minutes après des « Fu*k You Baby » C’est fort intéressant a analyser. Je peux citer des exemples encore surprenants, t’a aussi le Gerrab ou le Ztayli du coin qui se remet sous les drapeaux du mois sacrée, une djellabah blanche, un chapelet et hop avec des babouches on se place dans le devant de la scène.
Une après-midi n’est nullement ordinaire, c’est l’heure de la lancée officielle de la parade de nos apprentis musulmans ; on complète le cliché idéal et on place des mots d’amour dans chaque salutation. On se découvre, on se surprenne ; on se dit que c’est le temps de devenir un bon musulman ; le temps d’un mois peut effacer les péchés de toute une année. L’après-midi, c’est la course aux courses ; il faut accomplir l’obligation des caddies et placer la meilleure table et surtout assouvir le besoin naturel alors que ce moins est d’abord spirituel.
Pour la première fois de ma vie, une unique expérience ; je me met face a face d’une personne qui fait pas le ramadan ! C’est unique… Oui, Oui J’avoue que j’ai trouvé la scène digne d’une production des années de la faculté, arborer et crier ne pas faire le ramadan était un moyen d’activisme. c’est unique comme expérience, celle de le voir arborer sa cigarette et crier fièrement qu’il ne pratique pas et qu’il assume !! C’est con qu’une personne qui ne jeûne pas, qui fait pas le ramadan s’exprime avec une cigarette à la main. Je le juge pas, j’ai pas a m’incruster dans sa vie privée ; si ça se trouve il a peut être ses raisons !
Le mois de ramadan c’est aussi le mois de la drague nocturne, c’est-à-dire que pour assouvir un manque de la journée on se place dans les endroits les plus peuplés de filles disponibles ; on est pas sur de forniquer sur champs mais l’important c’est se sentir virile. On s’en fout qu’elle soit belle ; qu’elle soit jeune ; qu’elle soit mariée ou célibataire : L’important c’est de placer une perle et voir peut être venir un sourire, la lumière du soir rend la scène très romantique. Il ne faut surtout pas laisser sa femme seule, le manque de la journée est remplacé le soir même ; une expérience dont il faut s’imprégner pour connaître l’ampleur d’un manque.
Conclusion, quand une personne manque de bouffe et de sexe, on fait de lui un bon musulman aux yeux des autres, et/ou ; une personne qui attend le coup de canon pour une nième séance de récupération du temps perdu. Si tu risque pas des manques, que t’es pas trop dépendant d’une substance ; c’est le temps de respecter les rites et de t’accommoder avec tout le monde.

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