Le petit village marron de la Blogoma s’est trouvé dans une dualité épistémologique et philosophique quand au traitement et exploitation de l’affaire Mohamed Erraji. L’affaire a montré encore une fois que la blogoma a eu enfin sa raison d’être, une cause pour se relancer ; mais aussi une occasion pour prouver sa virginité politique et son engagement idéologique a défendre la liberté d’expression.
Il faut dire les choses, la blogoma est une partie de ce qu’est la blogosphere marocaine est c’est prudent de le dire. On ne peut pas dire que la blogoma est la voix de tous les blogueurs marocains pour la simple raison qu’elle a deux faces, les deux agrégateurs présents sur la toile revois sur deux visions du monde. Le désintéressement de la blogoma quand a tous ce qu’est cause arabe ou musulman m’a toujours laissé sur une amère conclusion, celle de penser qu’il est de droite ou dans certains cas d’être tagué de gauche caviar.
La spécificité de la blogoma s’est battit sur l’usage de la langue français. Il est toujours dit que la langue défini la pensée, l’usage de la langue renvois sur l’élitisme d’un groupe et la démagogie désagréable dans l’autre. Il faut avouer aussi que la blogosphere arabophone est très engagé dans la dénonciation des abus de pouvoirs alors que la francophone hésite encore entre l’enfantillage et l’engagement pur. Je ne dis pas que cette blogosphere se doit d’être tout politique, mais au moins qu’elle avoue ne pas tenir a cette prétention de leadership.
Alors qu’est ce qui s’est passé avec le cas M.Erraji ?
Le blogueur Erraji est de plume arabe, rien ne lui prédestiné un jour de décrocher l’horrible titre du « Premier blogueur marocain poursuivi pas la justice et remit en prison ». Il a zigzaguer ses heures perdus entre son blog qu’il alimente avec des sujets qui s’inspirent de l’actualité politique marocaine et son statut de journaliste – correspondant du journal en ligne Hesspress.com
La blogoma s’est retrouvé cette fois dans une étrange situation, certes elle n’a pas sue mobiliser l’ensemble de sa composition ; mais elle fait preuve d’une liberté de ton a toutes ses composantes. Loin du silence de certains blogueurs, la blogoma s’est retrouvé au lendemain de l’appel dans une état de règlements de comptes entre les composantes de cette entité encore naissante et dans un cas extrême par la décision d’une blogueuse de fermer son espace.
Les différentes prises de positions ne lui serons nullement compté pour une désintégration mais plutôt une maturité politique et l’absence d’un consensus n’est autre que l’installation d’une base solide pour le débat démocratique et citoyen.
7didane ironise avec la malice d’un pirate :
Mohamed Erraji est libéré. Qu’on se le dise !
La blogosphère qui crie au loup en moins de 72h, ou le jugement précipité de l’Etat !
Hmida dans sa précipitation oubli son sifflet légendaire !
LA GREVE OUI! MAIS POURQUOI?
Et comme dans les incendies, il faut toujours que quelqu’un joue aux pompiers !
DE GRACE ……DES DEBATS, PAS DES AFFRONTEMENTS!
Quand au Mythe, il reste la personne et sa négation ; le boxeur et l’artiste qui risque un jour de taper sur une guitare.
Dans cette affaire Mecano remet le plan de route et rappel les 4 piliers de sa vision des chose dans un billet qui médiatise le déchirement.

le mythe
on sept 19th, 2008
@ 2:43:
J’ai bien ris s’agissant de mon cas
Est-ce l’image que je donne à travers mon blog ?
Concernant la personne et ma négation tu as vu juste,
c’est le concept même du mythe
pour la guitare je doute
On ne frappe jamais ni une femme, ni une guitare même avec une rose
Beau billet l’artiste
Mounir ( mecano )
on sept 19th, 2008
@ 2:45:
@ Agharass : Je me suis réjouis du débat que cette affaire a provoqué. Je ne voulais pas interférer avec le procès, et j’ai livré mon point de vue au dénouement de l’affaire. Je pense, comme toi si j’ai bien compris, plusieurs blogosphères dans cette blogoma. Les critères de distinctions sont multiples : le caractère du blog, la vision sociétale, la langue, … mais je me réjouis de cette richesse qui en dit long sur ce que vit notre société en ce moment : une société dont les valeurs sont en déchirure et en recomposition.
A exclure les injures et attaques personnelles, la distinction de pensées, de positions, … est le signe de la vivacité de cet espace.
Souhail
on sept 19th, 2008
@ 11:30:
Excellent billet…
Comme tu l’as bien fait de signaler dans la conclusion, l’installation de ces clivages est plutôt un signe de bonne santé.
Bonne continuation.
Yugurta
on sept 20th, 2008
@ 11:28:
Si l’on laisse cette blagoma promue blogoma se reposer imiq, on s’intéressera peut être au fait qu’un blogueur a passé une nuit dans la pire prison depuis alcatraz et midnight express… A savoir Inezgane. Les nantis claquent Mal Qaroun pour être dans les cellules à 75. les autres doivent se la partager à 115, genre tu bouges un orteil tu passes la nuit debout. Si les matons te trouvent comme ça au réveil, tu es bon pour la matraque. Notre confrère blogueur a eu tout le loisir de réfléchir à la valeur ajoutée du courage en environnement carcéral, rien que dans le regard brillant de convoitise dans le noir de codétenus déjà en train de spéculer sur sa « résistance à l’effort en cas de dilatations successives et prolongées »…
Anyway, Agharass is Agharass.