« Non , je ne suis pas un adepte de la cause Amazighe. C’est un combat noble et rien au monde ne peut leurs ôter cette passion. » c’est la conclusion finale d’une longue et passionnante discussion avec un amie.
La cause amazigh ne fait pas partie de mes choix politique, je sais pas pourquoi et d’ailleurs j’ai jamais adopté l’activisme de terrain ? c’est comme ça depuis toujours et je trouve que la politisation de la question amazigh profite aux marchands des voix. Personnellement, il ne s’agit pas de fatalité marocaine que la langue Arabe soit dominante.
Mon désengagement de l’activisme et de l’amazighité en particulier est propre à ma vision personnelle, il est peut être ancré dans ma compréhension limité des arcanes de l’acte lui-même. Tout le débat sur la question est généralement lancé par des associations amazighs quand on sais que la loi marocaine interdit une conception partisane basée sur la religion ou une ethnie au détriment d’une autre. Cette amazigh attitude est plus importante à analyser quand elle est remet dans son contexte historique, sociologique globale. Elle est la résultante d’une Hagra perçu par les amazighs citadins dans un passé proche. Oui pour la cause, mais a condition de ne pas inciter les adeptes à adopter hagra Bis. Une acceptation de l’identité amazigh est maintenant un fait établis, mais pas au point de remettre en cause toute notre identité national .
« Oui, je suis d’accord avec toi mais tu dois admettre que t’es pas un arabe et il faut que chaque amazigh s’insurge contre le statut quo » me lança t’elle.
Je préfère garder ma marocanité au détriment d’une conception réduite de l’identité nationale et pour répondre à la question du billet je vais reprendre le mot de Gombrowicz et dire que « Être marocain, c’est justement prendre en considération autre chose que le Maroc»
l’identité nationale c’est comme les Tags sur le web!!!!
le Maroc est une sélection de tribus, langues, traditions, …histoires etc que vous associez aux régions marocaines pour permettre un meilleur accès aux informations.
Chaque région est représenté sous forme de lien familial et tribale, avec une taille et une couleur qui dépend de sa popularité, plus il est populaire plus il aura une representation politique la plus large et une couleur foncée.
Lorsqu’un culture locale pointe vers plusieurs traditions, une identité ethnique spéciale est créée avec un grand pouvoir politique.
premiere idée qui m’est venue en tete en lisant ton post: la chanson « jdoudna kanou s7a7″ de hoba hoba spirit. Je m’explique
etre marocain c’est avoir une histoire qui date de plusieurs milliers d’années (et pas « 5000 3am mlekhssa f ster »), c’est reconnaitre la resistance dans l’ordre al-hiba – mou7a ou7ammou – 3abd el-krim – assou oubaslam bien avant l’isti9lal (je suis sur que la plupart des marocains ne connaissent meme pas ces noms), sans parlee du « chel7 lli khateb jeych chlou7″ (tari9 bnou ziyad), etc, etc.
pire encore que la « memoire et la culture amazighe », des populations souffrent encore des consequences concretes de ce racisme institutionnel du passé – l’isolation et la pauvreté, c’st pour moi bien plus pressant dans l’immediat que la question culturelle (sans diminuer l’importance de cette derniere)
bref, à mon avis il faut soutenir et adherer à la « cause amazighe » en tant que cause humaine avant tout: demander la reconnaissance et combattre l’exclusion, et cesser certaines pratiques qui existent encore (les avantages accordés aux « ben-flanes », les noms berberes interdits …) et plein d’autres choses concretes (et pas que du blabla theoriques et des principes à 2 balles) que les mdiniyines cultivés des grandes villes que nous sommes ne connaissent probablement pas
PS: il paraitrait que genetiquement parlant, les marocains (meme les « arabes ») sont à 98% berbres, nous serions donc tous berberes wmnowdine 9rbala 3la rassna pour rien :P
Ta conclusion est intéressante.
Mon avis sur cette question rejoint le tien avec toutefois quelques différences.